At 18:34 23/09/2008, Michele Neylon :: Blacknight wrote:
On 22 Sep 2008, at 23:32, JFC Morfin wrote:
NB. Pour france@large (qui n'exite pas :-)) n'existe pas surement?
C'est ce qu'a décidé le personnel de l'ICANN ....
désolé du franglais mais nous sommes au coeur du problème que doit résoudre l'establishment Internet US. Il ne s'agit plus du poids des dollars, mais des principes architecturaux de la gouvernance qu'ils ont éjà signé.
Peut etre qu'il faut parler aux gouvnements europeens ?
En fait c'est très simple que cela. L'internet n'est pas un réseau possédé par quelqu'un comme le croient les Américains: fabriqué par l'IETF et coordonné par l'ICANN. C'est un système complexe (au sens scientifique du terme) où la différence entre l'"impossible" (assimilé dans un réseau contrôlé à "l'interdit") et le "possible" (assimilé dans un réseau contrôlé au "permis") est l'expérimentation. Il suffit donc de faire la démonstration de la possibilité technique pour faire apparaitre une pratique nouvelle qui va se déployer ou non de façon virale selon que les utilisateurs y trouvent ou non intérêt. Il y a donc un effet de "catalyse" autour d'idées nouvelles : si elles s'avèrent possibles à travers un banc test acceptable à tous, elles font partie de l'Internet. C'est le sens du document ICP-3 de l'ICANN. Aujourd'hui, les @larges, comme nous, avons une vision systémique et pragmatique bien plus pertinente que celle de l'IETF (qu'elle ne nous dispute pas : la RFC 3935 dit que l'IETF teste et documente des solutions découvertes ailleurs). Le problème est que le cycle de venue sur le marché est devenu bien plus court que le cycle IETF. Il faut donc que le processus d'innovation des @larges : 1) ne soit pas retardé par la bureaucratie politique de l'ICANN et les lenteurs commerciales des sponsors de l'IETF (cf. RFC 3869 de l'IAB) 2) se rapproche structurellement de l'Internet standardisation process - ou que celui-ci s'adapte. Ceci veut dire que l'évolution de l'Internet (faute d'autre technologie pour prendre la relève) est ce que nous appelons l'Internet Plus. C'est-à-dire une évolution de l'usage de l'Internet actuel qui respecte pleinement l'Internet actuel (décision de Tunis : gestion américaine) et qui supporte en plus des fonctions "émergentes", standardisées au niveau utilisateurs. Dans ce cas "Plus" signifie "Parallel Layers User Systems". Ceci signifie une gestion parallèle des niveaux de TCP/IP (TCP/IPP) qui utilise le transport TCP/IP. En fait dans un premier temps ce qui est d'intérêt est de gérer un IPv6 en overlay global du réseau actuel (NAT à l'envers), ML-DNS, DNS Security etc. Si tu considères bien les choses, c'est en fait la possibilité d'inserrer la couche présentation manquante. Je dirais que ce simple mail est déjà beaucoup des spécifications, une ou deux implémentations techniques suffisent à valider. Il ne s'agit pas d'apporter une solution unique avec 20 RFC sur 15 ans. Juste de catalyser la manière d'aborder la convergence de la technologie numérique, la stabilisation multilatérale et multilinguistique et l'émergence sémantique en disant comment cela doit se faire, laisser ceux qui veulent le prouver par l'expérience et empêcher les textes commercialement ou politiquement retardateurs. Il y a ensuite suffisamment de petits génies sur l'Internet pour savoir quoi en faire. Pour aider, france@large a très certainement de contribuer. Mais pour marcher, cela doit être une certaine "écologie" naturelle de l'innovation qui se préoccupe plus de nos besoins que de la compatibilité avec les antiques RFC. Cordialement jfc